mercredi, 22 novembre 2017

Patrimoine

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Patrimoine de Merléac

L'église Saint-Pierre et Saint-Paul ( 1673)

Désignation

Dénomination : église paroissiale
Vocable : Saint-Pierre ; Saint-Paul
Partie(s) contituante(s) : enclos

Précisions sur la localisation

Numéro INSEE de la commune : 22149
Aire d'étude : Uzel
Canton : Uzel
Milieu d'implantation : en village
Latitude : 48.2770118
Longitude : -2.8999925

Eléments de description

Matériau(x) du gros-oeuvre et mise en oeuvre : schiste ; moellon ; granite ; pierre de taille ; appareil mixte
Matériau(x) de couverture : ardoise
Parti de plan : plan en croix latine
Vaisseau et étage : 1 vaisseau
Type et nature du couvrement : fausse voûte en berceau
Type de la couverture : toit à longs pans ; pignon découvert ; noue ; croupe ; flèche en maçonnerie
Emplacement, forme et structure de l'escalier : escalier dans-oeuvre : escalier en vis sans jour ; en maçonnerie
Technique du décor des immeubles par nature : sculpture
Représentation : armoiries
Précision sur la représentation : Armes non identifiées, support : mur sud de la nef.

Eléments d'historique

Datation(s) principale(s) : 2e moitié 17e siècle ; 18e siècle ; 3e quart 19e siècle
Datation(s) secondaire(s) : 2e quart 19e siècle
Datation(s) en années : 1673 ; 1831 ; 1856
Justification de la (des) datation(s) : porte la date ; daté par source
Auteur(s) de l'oeuvre : Guépin A. (architecte diocésain)
Justification de la (des) attribution(s) : attribution par source
Commentaire historique : Eglise construite à la 2e moitié du 17e siècle, portant la date 1673 sur une porte murée du mur sud de la nef. Ajout des chapelles latérales et de la chapelle des fonts au 18e siècle. Devis pour la sacristie en 1831. Le clocher a été construit en 1856-1859 par l'architecte A. Guépin et par les entrepreneurs Glâtre et Ruello. Rénovation intérieure à la fin du 19e siècle. Réparations en 1866 et 1894. Selon un état de 1845, l'église avait un lambris peint figurant les douze apôtres et les docteurs de l'Eglise.

Statut juridique

Statut de la propriété : propriété de la commune

Intérêt et protection

Nature de la protection MH : édifice non protégé MH
 
Source:
Logo du Conseil régional de Bretagne Logo du service de l'Inventaire général
Inventaire général du patrimoine culturel
Auteur de la notice : Ducouret Jean-Pierre
Année de rédaction : 1996
 

La chapelle Saint-Jacques (XIVe et XVe siècles)

La chapelle de Saint-Léon est un monument remarquable, classée monument historique. La tour contenait une énorme cloche qui a été fondue en 1793, mais on lui a laissé son horloge dont le balancier est horizontal. Cette chapelle est ornée de peintures sur bois.

La chapelle a pour fondateur Jean Validire, évêque de Léon et de Vannes, né dans ce village vers la fin du XIV e siècle et mort en 1444. C’est un lieu de passage pour les pèlerins en route vers Saint-Jacques-de-Compostelle.

La chapelle a 3 nefs et 5 travées. Les piliers sont formés de 4 colonnes engagées supportant des arcades ogivales. Le chevet droit est percé de trois fenêtres correspondant aux trois nefs. Celle du centre ou maîtresse-vitre est peut-être la plus belle des Côtes d’Armor par ses dimensions et le fini de son exécution, son immense réseau est en granit comme tout l’édifice ; Elle contient une verrière représentant huit scènes de la vie de la Sainte Vierge et huit scènes de la légende de Saint-Jacques le majeur, premier des apôtres à subir le martyre en 41, décapité sous l’ordre d’Hérode Agrippa 1er. Il aurait évangélisé l’Espagne et ses reliques seraient conservées à Saint-Jacques-de-Compostelle.

Les fenêtres sont de très beaux vitraux de couleur représentant des sujets religieux postérieurs à la réunion de la Bretagne et de la France car on remarque des fleurs de lys dans le vitrail de l’une d’elles, placé à droite du grand autel de Saint-Jacques.

Les lambris ont été l’objet récemment d’une première phase de restauration mais nécessitent encore des travaux importants.

Pour s’imaginer la beauté de ces lambris, voici deux descriptions du lambris et de la nef dont une parle des « moines rouges »

« répertoire archéologique des Côtes du Nord (1883) » :

                           « Le lambris de la nef a des peintures du XVe représentant des scènes de la vie de notre Seigneur et de la légende de Saint-Jacques ; Les personnages ont des costumes du temps ; deux groupes de donateurs et de donatrices portent sur leurs vêtements les mâches des Rohan. On y remarque une procession de dix sept anges formant un concert avec 17 instruments de musique assez curieux. Deux autels fixes du XIV e siècle sont soutenus par des colonnettes. »

« Histoire et géographie (1859) »

                           « Sur le lambris de la nef on a peint des templiers ce qui ne saurait surprendre attendu qu’il existe tout près de la chapelle des ruines ayant appartenu à un établissement de moines de cet ordre célèbre et que l’on nomme encore le temple des moines rouges. On a représenté encore sur le même lambris ainsi que sur ceux des bas côtés, des chameaux, des éléphants, des animaux de diverses sortes, un château fort, un prélat avec sa suite, des figures bizarres et fantastiques, des démons, des anges qui jouent de toutes sortes d’instruments, de la nativité avec un âne et un bœuf mangeant à un râtelier, enfin une multitude d’objets grossièrement rendus et plusieurs lignes d’écriture gothique. »

RESTAURATION GENERALE DE L'EDIFICE

Une restauration générale de la chapelle a débuté au dernier semestre 2012 et devrait s'achever courant 2015. Les travaux se dérouleront en deux tranches. La tranche ferme atteindra un montant de 450.000 € et la tranche conditionnelle est prévue pour un montant de 385.000€.

Durant ces travaux  la maçonnerie, la couverture, les vitraux, les lambris et les peintures murales seront restaurées.

 

 

 

 

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